Les légumes frais font partie du quotidien d’un cochon d’Inde, mais les organismes qui font autorité ne donnent pas tous la même liste, ni les mêmes quantités. Plutôt que de trancher à leur place, cet article met leurs positions côte à côte, telles qu’elles sont publiées aujourd’hui : la RSPCA et la PDSA au Royaume-Uni, le MSD Veterinary Manual dans sa version grand public et dans sa version professionnelle. Là où elles divergent, l’écart est signalé.
Plan de l'article
Aliments à privilégier #
Le cochon d’Inde ne fabrique pas sa propre vitamine C. C’est le seul point sur lequel les quatre sources consultées emploient le même raisonnement, et c’est lui qui explique la place des légumes frais dans la ration. La PDSA écrit que cette incapacité met l’animal « at risk of developing an illness called scurvy » ; le MSD professionnel parle, lui, d’hypovitaminose C et l’attribue à un gène muté de la L-gulonolactone oxydase. Les deux désignent la même chose sous deux vocabulaires.
Ce que la RSPCA classe « à donner souvent »
La RSPCA range six aliments dans un bloc intitulé Can eat often, avec cette consigne : « Fresh vegetables and herbs are excellent sources of vitamin C. Rotate between these daily to provide variety and a balanced diet. »
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- Persil
- Céleri
- Poivron
- Concombre
- Laitue gem
- Laitue romaine
La PDSA publie une liste voisine, mais elle la diffuse sous forme d’infographie plutôt qu’en texte : on y retrouve le persil, le poivron, le concombre, les feuilles de céleri, la laitue romaine, les fanes de carotte, le chou frisé, les épinards et la tomate. Deux mentions y figurent en toutes lettres : le concombre est suivi de « too much can cause diarrhoea », et la laitue est assortie d’un « not iceburg ».
Ce que le MSD retient
Le MSD dans sa version grand public s’en tient aux feuilles : « Leafy greens (carrot tops, romaine, green or red leaf lettuce) are popular. » La version professionnelle est plus large et nomme des fruits à faible teneur en sucre : « Produce should be primarily vegetables, such as leafy greens, and fruits with low sugar, such as bell peppers, cucumbers, and tomatoes. » Elle ajoute la liste des végétaux les plus riches en acide ascorbique : poivrons rouges et verts, tomates, chou frisé, persil, feuilles de betterave et épinards.
Le foin, et la seule divergence de formulation
Trois des quatre sources emploient un mot qui signifie « sans limite ». La RSPCA : « Good-quality hay should make up the majority of your guinea pig’s diet and should be available at all times. » La PDSA : « unlimited hay and grass », en précisant « unlike pellets, you can’t overfeed it ». Le MSD grand public : « Unlimited, good-quality grass hay » et « Hay should be available at all times. »
La version professionnelle du MSD ne reprend aucune de ces formules. Elle quantifie autrement : « guinea pigs should ingest their body size in hay ». Sur le fond les quatre convergent, sur la formulation la quatrième se distingue — c’est un écart, il est publié ici tel quel.
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Aliments à éviter #
Les deux associations britanniques publient chacune une liste d’aliments à écarter. Elles ne sont pas identiques, et les réunir en une seule liste reviendrait à leur faire dire ce qu’elles n’écrivent pas. Elles sont donc données séparément.
- Laitue iceberg
- Pomme de terre
- Ail
- Avocat
- Noix de coco
- Agrumes
- Pommes de terre et leur peau
- Oignon
- Ail
- Champignons
- Tige et feuilles de tomate — le fruit, lui, est indiqué comme sûr
- Avocat
- Laitue iceberg
- Rhubarbe et ses feuilles
- Ciboulette
Les deux listes se recoupent sur quatre entrées seulement : pomme de terre, ail, avocat et laitue iceberg. La noix de coco et les agrumes n’apparaissent que chez la RSPCA ; l’oignon, les champignons, la rhubarbe et la ciboulette n’apparaissent que chez la PDSA. La PDSA termine son encadré par une consigne : « If you suspect your guinea pigs have eaten something poisonous, speak to your vet for advice. »
La laitue iceberg : trois motifs différents pour une même conclusion
La RSPCA la range parmi les aliments « harmful or poisonous ». La PDSA la classe comme unsafe. Le MSD grand public arrive au même résultat par un tout autre chemin : « Avoid iceberg lettuce (it’s mostly water). » Ce n’est pas la toxicité qui est invoquée, c’est l’absence d’apport. La version professionnelle du MSD, elle, ne mentionne pas du tout la laitue iceberg.
Le chou et le brocoli : une question de quantité
La PDSA ne les écarte pas, elle les borne : « Avoid giving them too much of any one type because some, like cabbage or broccoli, can cause gas if fed in large quantities. » Son infographie porte l’avertissement « too much can cause gas » sur le brocoli et les choux de Bruxelles, et liste par ailleurs plusieurs variétés de chou parmi les aliments sûrs. La RSPCA, de son côté, place le brocoli dans les friandises.
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Là où les sources ne disent pas la même chose #
Trois désaccords ressortent de la lecture croisée. Ils ne sont pas tranchés ici : chacun est attribué à la source qui le porte, avec sa date.
Liste de légumes recommandés #
Voici, aliment par aliment, ce que chaque source publie. Quand une case est vide, c’est que la source ne nomme pas cet aliment — ce n’est pas une autorisation implicite.
Préparation des légumes #
Sur ce point, les sources consultées sont brèves. Le MSD professionnel donne la seule consigne de méthode explicite : « All changes to the diet should be made gradually. » C’est cette phrase, et elle seule, qui fonde l’introduction progressive d’un nouvel aliment.
La PDSA recommande de varier les apports plutôt que de répéter le même légume, et rappelle qu’une quantité excessive d’un seul type pose problème même quand l’aliment est sûr. C’est le sens de son avertissement sur le chou et le brocoli, et de celui qui accompagne le concombre.
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L’apport de légumes doit être contrôlé et varié, adapté à l’état de santé et au poids du cochon d’Inde. Les quantités publiées par la PDSA et par le MSD professionnel s’entendent par animal et par jour, et non par cage.
Ce que les sources consultées publient sur la préparation
Sur ce chapitre, les quatre pages lues tiennent en peu de lignes : une quantité quotidienne, une consigne de variété, et la règle du changement progressif. La seule proportion chiffrée qu’elles publient concerne le foin — 85 à 90 % de la ration selon la PDSA. Ce qui va au-delà de ces trois points sort de ce que ces organismes écrivent, et n’est donc pas repris ici.
Conclusion #
- Le foin d’abord : disponible en permanence selon la RSPCA et la PDSA, 85 à 90 % de la ration selon la PDSA.
- Les légumes ensuite, en quantité mesurée : une tasse par animal et par jour (PDSA), une à deux tasses (MSD professionnel).
- La variété compte : au moins cinq à six types par jour selon la PDSA, sept à dix ou davantage selon l’étude citée par le MSD professionnel.
- Poivron, concombre, céleri, persil, laitues romaine et gem sont les plus constamment cités du côté « souvent ».
- Laitue iceberg, pomme de terre, ail et avocat sont écartés par la RSPCA comme par la PDSA.
- Persil, épinards et carotte font l’objet de positions divergentes selon la source et la date de révision.
Quand la ration n’est plus la question
La RSPCA formule un avertissement qui vaut au-delà de l’alimentation, sur sa page consacrée à la santé : « although guinea pigs feel pain, they don’t show any outward signs of it, so they may suffer before you notice they’re sick ». Autrement dit, l’observation du propriétaire arrive tard. Sur sa page consacrée à l’alimentation, la même association écrit : « Consult your vet immediately if you notice any changes in your guinea pigs’ eating, drinking and/or toilet habits. » Un changement dans la façon de manger, de boire ou dans les crottes n’est donc pas un motif d’attente, c’est un motif de consultation.
Questions fréquentes #
Quelle quantité de légumes par jour ?
Combien de légumes différents faut-il proposer ?
La carotte est-elle autorisée ?
Pourquoi la laitue iceberg est-elle écartée ?
Le foin doit-il vraiment être disponible en permanence ?
Faut-il un complément de vitamine C ?
Sources consultées #
Les quatre pages ci-dessous ont été ouvertes et lues le 20 septembre 2026. Les dates indiquées sont celles que les éditeurs affichent eux-mêmes.
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- RSPCA, What To Feed a Guinea Pig — aucune date de révision affichée.
- PDSA, Your guinea pig’s diet — publiée en octobre 2024.
- MSD Veterinary Manual, version grand public, Diet for a Guinea Pig — mise à jour en octobre 2025.
- MSD Veterinary Manual, version professionnelle, Housing and Nutrition of Guinea Pigs — mise à jour en mai 2026.
- RSPCA, Guinea Pig Health and Welfare Tips — pour le passage sur les signes de douleur.
Cet article décrit ce que publient ces organismes ; il ne remplace pas l’examen d’un vétérinaire, seul en mesure d’adapter la ration d’un cochon d’Inde à son état.




